24 juin 2009
L'ALLOCUTION DE MADAME LE DEPUTE LORS DU CONGRES DES ELUS DEPARTEMENTAUX ET REGIONAUX
Messieurs les Présidents du Conseil Régional, et du Conseil Général
Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux, et Généraux
Mesdames et messieurs les Elus,
Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs,
Aujourd’hui s’ouvre le Congrès des élus départementaux et régionaux de la Guadeloupe sur une thématique d’importance pour chaque Guadeloupéenne et chaque Guadeloupéen.
Aussi, je ne peux débuter mon propos sans saluer l’initiative heureuse du Président Jacques Gillot qui, avec courage, objectivité, et pragmatisme, propose aux Guadeloupéens d’écrire, enfin, un véritable projet. Un projet pour une Guadeloupe plus juste plus solidaire, mieux armée pour affronter l’avenir.
Nous devons donc prendre nos responsabilités et faire face à nos vieux démons de la division, de la suspicion et de l’hégémonisme pour envisager sereinement cette nouvelle Guadeloupe que chacun appelle de ses vœux depuis trop longtemps.
Oser envisager un avenir qui nous corresponde est un véritable challenge et un signe fort de la maturité de nos concitoyens.
Qui d’autre que nous mêmes seraient les mieux placés pour savoir sentir et ressentir les attentes de nos populations. Qui d’autres que nous mêmes seraient mieux placés pour comprendre et porter l’espérance d’un pays en devenir ?
La crise qui secoue le monde entier, ne nous épargne pas. Nombre de systèmes sont devenus obsolètes, car incapables d’apporter une réponse aux problèmes auxquels sont confrontées les populations.
Les Etats-Unis d’Amériques, considérés comme la première puissance économique au monde, ont un genou à terre.
Les économies sont au plus mal, les faillites se multiplient, le chômage augmente de manière vertigineuse, les phénomènes jusque là marginaux prolifèrent faute de réponses adaptées. Même les plus optimistes sont envahis d’une douce déprime
Toutes les carences non résolues sont désormais sources de conflits car elles se rajoutent à des situations difficiles, voir insoutenables.
Les revendications portées par le LKP sont venues renforcer cet état de fait. En effet, les mouvements de grèves qui ont émaillés notre quotidien dès le 20 janvier dernier, ont été révélateurs d’une profonde crise trouvant sa source dans une conjugaison détonante de facteurs à la fois sociaux, sociétaux, et économiques. D’ailleurs, pour certains, ces évènements sont perçus comme étant l’expression d’une crise identitaire.
Mais c’est surtout autour de la thématique d’un pouvoir d’achat en baisse, que s’est cristallisé le mécontentement des Guadeloupéens vis-à-vis des pouvoirs publics et certains acteurs du monde économique. Ainsi, ont ressurgi les particularismes historiques, sociologiques et économiques de notre archipel. Pour ma part, j’ai retenu que la plate-forme de revendications du LKP dénonçait surtout la très grande souffrance des familles guadeloupéennes face à un Etat qui est resté muet, trop longtemps muet dans un silence assourdissant.
J’ai retenu également que nos réponses de politiques étaient bien en deçà des attentes de notre population. Je reste persuadée que ce Congrès doit permettre également de poser les bases d’une profonde réflexion, sans tabous, sur notre manière, nous élus, d’agir dans l’intérêt supérieur de notre Guadeloupe et, plus particulièrement, de contribuer au mieux-être de des guadeloupéens.
Je ne suis que trop consciente, que notre avenir d’homme libre doit se construire au quotidien, sans relâche avec le concours de tous et de chacun de nous.
C’est fort de cette conviction que j’ai adhéré aux Etats Généraux de l’Outre-mer dans lesquels, je préside notamment, un atelier sur la thématique : « l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes » pour ne rater aucun rendez-vous historique qui vise à nous rendre plus responsable donc plus solidaire encore. Les Etats-Généraux voulus par le Président auront pour finalité d’apporter des réponses aux carences constatées dans la conduite des politiques publiques. Ces Etats-Généraux apporteront des réponses à moyen-terme qui permettront sans nul doute de servir de préambule à la construction du projet guadeloupéen.
Je ne veux surtout pas que l’on écrive Mon histoire, celle de la Guadeloupe, à Ma place et qu’on m’impose un point de vue qui ne corresponde pas à ma vision de cette Guadeloupe harmonieuse, fière, solidaire. Cette Guadeloupe qui gagne !
D’ailleurs, ma participation à ce Congrès s’inscrit dans cette démarche constructive dans laquelle je m’inscris pour la Guadeloupe.
Nous devons tous poursuivre cet objectif partagé d’additionner toutes les énergies d’où qu’elles viennent dans l’intérêt supérieur de la Guadeloupe.
J’ambitionne de voir les Guadeloupéens se mettre ensemble quelque soit leur niveau de compétence, toutes compétences confondues, pour construire notre chère Guadeloupe.
De toute évidence, le Congrès des élus départementaux et régionaux, qui s’est ouvert sur le thème du choix de la méthode pour la construction du projet de société pour la Guadeloupe fera naitre de nombreuses interrogations, susciter le débat et voir même entraîner des prises de position.
Je lance un appel solennel à la conscience de tous et de chacun pour œuvrer dans une seule direction quelques soit l’espace qu’il aura choisi pour porter sa contribution à la conduite de ce chantier. Nous devons également prendre garde à ce que les échéances électorales à venir ne nous éloignent pas de l’objectif pour lequel nous sommes amenés à débattre ce jour.
Il est aujourd’hui primordial, que nous définissions la méthode qui permettra au plus grand nombre de guadeloupéens de débattre puis d’adhérer au grand projet de société que nous appelons tous de nos vœux.
Je vous invite donc tous à travailler ensemble mains dans la main car les guadeloupéens qui nous font confiance, nous regardent et l’avenir nous attend.
Merci de m’avoir écouté !
J'ai choisi de participer aux Etats-Généraux car je ne veux rater aucune occasion d'être le témoin de l'histoire de la Guadeloupe, je veux participer à l'écriture de l'histoire de mon pays.
17 juin 2009
JEANNY MARC SOMME LE GOUVERNEMENT DE LANCER UN VERITABLE GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT
Après plusieurs tentatives de réformes de l'Education avortées, après l'annonce de suppressions de milliers d'emplois dans la fonction publique, et face au constat de forte dégradation du climat dans les établissements scolaires, j'ai interpellé le Ministre de l'Education Nationale afin de lui demander de prendre en compte les réalités du monde enseignant avant toute autre hérésie gouvernementale.
L'opinion publique espère une fois pour toutes, que les vraies problématiques soient évoquées au travers de toutes les tentatives de réformes afin de mieux appréhender les défis de l'enseignement et ainsi minimiser le risque d'échec scolaire.
Face aux multiples enjeux en matière d'enseignement et de réussite scolaire, je ne pouvais assister immobile, un Gouvernement arc-bouté sur ses positions et pointant du doigt un corps enseignant qui exerce un métier de passion. Je suis donc intervenue à la tribune de l'Assemblée Nationale pour proposer une solution plus largement consensuelle : le lancement de « Grenelles de l'enseignement ».
Cette large concertation qui a fait la preuve de toute l'étendue de son efficacité lors de grandes décisions qui ont contribué à changer la face de notre société, devrait en principe permettre à tous les acteurs du monde enseignant : de l'école primaire au lycée voire à l'université, de faire un diagnostic précis, de fixer les objectifs, de définir, les moyens qui feront émerger une Ecole de la république mieux adaptée aux réalités et plus ambitieuse pour l'avenir.
L'idée de proposer le GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT m'a semblé être la meilleure solution pour sortir l'école de cet impasse.
15 juin 2009
DEUX DISPOSITIFS ISSUS DE MES AMENDEMENTS INSERES DANS LE PROJET DE LOI RELATIF AU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT
La loi de programmation relatif à la mise en oeuvre du Grenelle Environnement vient d'être adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale ce mercredi 17 juin 2009. Elle vient poser les grandes orientations de la France notamment en matière de transport, d’énergie et d’habitat dans le but de préserver l’environnement et le climat. Ses deux priorités concernent la lutte contre le changement climatique et la division par quatre des émissions françaises de gaz à effets de serre d’ici à 2050.
Parmi les modifications qui ont été apportées au texte pour lequel j'ai émis un vote positif ce jour, deux dispositifs issus de mes amendements y ont été insérés.
Le premier amendement est venu s’insérer à l'article 5. Il est relatif à la réduction des consommations d’énergie des bâtiments. Il intègre une obligation pour l'État de remettre à la représentation nationale un rapport mesurant la production en dioxyde de carbone des systèmes de climatisation et leur impact sur l’écosystème et l’environnement, singulièrement dans les collectivités d’Outre-Mer.
Le second amendement relatif à la recherche dans le domaine du développement durable est venu insérer à l'article 11, un dispositif venant créer un programme qui permettra de développer les recherches permettant de réduire l’utilisation et les effets de la capture et du stockage des produits organochlorés persistants, en vue d’améliorer les relations entre la santé et l’environnement.
Le projet de loi Grenelle tend à faire de la France un exemple en matière d'écologie sur l'ensemble de son territoire.
Pour ma part, je me suis largement investie dans ce projet de loi afin que soient pris en compte, les particularismes de nos territoires éloignés, riches d’une biodiversité d’exception.
Par ailleurs, je ne relacherai pas mes efforts pour faire adopter la notion juridique "d'état de catastrophe écologique" s'appuyant sur le principe du plan ORSEC.
J’espère que mon action sera profitable pour les générations futures afin de préserver la Guadeloupe et plus largement la planète.
FINANCES COMMUNALES : UN PASSAGE DELICAT MAIS PAS INSURMONTABLE !
Population de DESHAIES,
Mes chers administrés,
Depuis notre réélection, nous nous efforçons de mettre en œuvre le programme pour lequel vous nous avez mandatés. Bien que nous connaissions la situation financière tendue de la collectivité, nous n'avons jamais omis de vous exposer la vérité.
Depuis peu, le budget communal accuse un déficit qui lui impose des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C). Mais, je tiens à vous assurer que votre municipalité n'a eu de cesse d'examiner toutes les pistes afin de trouver les solutions qui s'imposent pour le réduire.
Pour mémoire, il me paraît important de rappeler que la situation financière de notre collectivité s'est brutalement dégradée en 2007 suite à la suppression arbitraire d'une subvention régionale qui nous avait été allouée en 2002, associée à une régularisation des comptes d'attente non soldés depuis 1993 à la trésorerie municipale de Pointe-Noire.
Nous avons retroussé nos manches avec le courage et la détermination qui nous caractérisent pour faire face à cette circonstance (des charges de fonctionnement qui ne cessent d'augmenter alors même que les recettes diminuent).
Ainsi, nous avons réduit la voilure et en dépit des effets combinés des conséquences post-Omar, de la construction de la nouvelle station d'épuration à Bas-Vent et de l'augmentation des charges du personnel, nous avons mis du coeur à respecter les recommandations de la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C) dans le but de ne pas vous faire supporter une trop forte pression fiscale.
Des rumeurs concernant la gestion de la commune sont diffusées à dessein par certains concitoyens ne possédant pas d'éléments sincères sur la situation réelle de la collectivité.
LA VERITE LA VOILA...
Le budget 2009 devant être voté par le Conseil municipal avant le 31 mars n'a pas été présenté dans les délais.
L'interprétation erronée des textes par les services administratifs de la commune, a entraîné une sanction administrative automatique de l'État en vertu de l'article L.1612-2 du Code Général des Collectivités Territoriales (C.G.C.T).
Le non-respect de ce calendrier est profondément pénalisant et fait l'objet d'une procédure particulière d'élaboration et de contrôle du budget 2009 : la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C) proposera un budget au Préfet. Ce dernier le règlera.
En conséquence, il me paraît important de préciser que la procédure engagée par le Préfet ne concerne pas l'application des dispositions prévues par l'article L.1612-14 du C.G.C.T relatif à l'absence de maîtrise du déficit mais vise particulièrement le non-respect des délais prévus à l'article L.1612-2 du même code.
Aussi, compte-tenu de cette situation difficile, seules les dépenses obligatoires seront inscrites au budget cette année. Parmi les dépenses supprimées, la fête patronale n'aura probablement pas lieu dans sa forme habituelle. Nous nous voyons également contraints de chercher à minorer toutes les dépenses, suspendre l'embauche même temporaire des contractuels et des emplois aidés.
Chère population de DESHAIES, nous traversons une forte période de turbulences. Nous saurons rebondir. Nous comptons sur votre grande maturité politique, sur la solidarité collective dont nous avons toujours su faire preuve à Deshaies pour surmonter les embûches rencontrées et en sortir dignement.
Gardez confiance !
02 juin 2009
JEANNY MARC INVITE LA HALDE A LA RENCONTRE DES ELEVES DE L'ECOLE MORNE ZIZI
Le 23 avril dernier, Madame le Député Jeanny MARC partait à la rencontre du Député junior de la troisième circonscription de la Guadeloupe. Dans le cadre de cette rencontre initiée en préambule de la tenue du 15ème Parlement des Enfants, Madame le Député s'était engagée à organiser une session d'échanges pédagogiques en présence du représentant local de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (Halde).
Pour Madame MARC, l'objectif de cet espace d'échanges devait permettre aux élèves de la classe de CM2 B de mieux appréhender le rôle et les missions de la Halde. En effet, la proposition de loi de la classe visant à créer une semaine contre la discrimination, ainsi qu'un Conseil supérieur contre la discrimination n'a pas été retenue parmi les trois textes finalistes qui seront votés par les députés junior le 13 juin prochain.
En présence de Messieurs Emile HASSAN-DIB (Délégué régional de la Halde) et Alex MONPIERRE, les élèves ont pu visionner un film documentaire qui leur a permis de prendre connaissance des dix-huit critères de discriminations punis par loi.
Au terme de vifs et pertinents échanges entre les élèves, Monsieur HASSAN-DIB et Madame le Député, l'objectif pédagogique a largement été atteint car, au-delà d'une meilleure connaissance de la Halde, les élèves sont désormais en mesure d'identifier les comportements à visées discriminatoires.
Pour Jeanny MARC, ce fut un réel plaisir de venir à la rencontre des enfants. Elle a constaté qu'il y avait un travail très important réalisé par les enseignants. Au final, Madame le Député est convaincue que les élèves de l'école Morne Zizi de Cadet/Sainte-Rose sont désormais investis d'une mission de sensibilisation dans leur entourage sur les risques encourus pour les personnes qui discriminent.
25 mai 2009
IL Y A URGENCE À LA MAISON D’ARRÊT DE BASSE-TERRE !
Dans le cadre de ma mission parlementaire, j’ai organisé une prise de contact avec les professionnels du milieu carcéral de la Guadeloupe en vue du prochain projet de loi pénitentiaire qui sera étudié très prochainement à l’Assemblée nationale.
J’ai initié cette démarche dans le but de proposer des amendements au gouvernement afin de faire correspondre au plus près ce projet de loi à la vie carcérale guadeloupéenne.
Ainsi, après la visite du centre pénitentiaire de Baie-Mahault en 2008, je me suis rendue à la Maison d’arrêt de Basse-Terre où j’ai pris conscience de la gravité de la situation dans laquelle travaillent « des enfants de la République ».
En dépit du rapport Mermaz de 2000 qui qualifiait d'indignes et de déplorables, les conditions de détention et de travail à la Maison d'arrêt de Basse-Terre, et malgré les rapports consternants du Conseil de l’Europe et du Contrôleur des lieux de privation de liberté, toutes les circonstances d’inhumanité sont réunies dans cette maison d’arrêt pour que l’irréparable survienne.
En raison de l’état de vétusté de cet ancien couvent construit au XVIIe non conforme aux normes sismiques, cycloniques et d'incendie en vigueur, les personnels pénitentiaires ainsi que les détenus courent un risque majeur. En effet, le personnel pénitentiaire ainsi que les détenus vivent dans des conditions qui sont indignes du Pays des droits de l’homme.
Je souligne que seul l'investissement individuel des personnels pénitentiaires leur permet de réaliser leur mission de service public.
Récemment, la Garde des Sceaux a proposé que soient allouées des sommes substantielles, en faveur des prisons et maisons d’arrêts de la Guadeloupe dans le cadre du plan de relance du gouvernement. Compte-tenu de l’urgence de la situation de la maison d’arrêt de Basse-Terre, je me suis attachée à savoir si les toutes les mesures administratives avaient été prises afin que soit construite au plus tôt la nouvelle maison d’arrêt du chef–lieu de la Guadeloupe. Rien ne semble faire obstacle à la mise en route imminente de ce chantier.
Aussi, je souhaite que Madame Rachida DATI Ministre de la Justice, exprime clairement au personnel et au monde judiciaire, le calendrier qui est arrêté pour qu’enfin cette opération de grande urgence de survie démarre enfin.
15 mai 2009
LODEOM, UN RECUL POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’OUTRE-MER
Le parlement a définitivement adopté hier mercredi 13 mai le projet de loi sur le développement économique de l’Outre-Mer sans le vote favorable des 3 députés PRG et divers gauche, Christiane TAUBIRA, Chantal BERTHELOT et moi même.
Après l’examen du texte en Commission Mixte Paritaire, j’ai observé un recul du gouvernement concernant les mesures indispensables qui seraient en faveur d’une véritable relance économique dans les départements d’Outre-Mer.
Le Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, dans ses déclarations lors de l’examen de ce texte en procédure d’urgence, avait pris l’engagement d’intégrer les amendements des parlementaires toutes tendances confondues afin de doter l’Outre-Mer d’un dispositif novateur qui prendrait en compte ses particularismes afin de corriger les manquements dénoncés récemment tout en modifiant de manière significative nos économies.
Aucun de ses engagements n’est tenu. Alors que notre dynamisme volontaire est générateur de développement et de projets porteurs d’avenir, je note que le dispositif qui a été voté hier est un net recul pour l’ensemble de nos territoires.
Aussi, je déplore tout particulièrement que certains aspects validés et présentés par nos amendements aient été supprimés lors de la commission mixte paritaire. Au final, le texte élaboré par cette commission a réduit nos espoirs :
L’article 1er A qui concernait l’avis des conseils régionaux et généraux pour la réglementation des prix a été supprimé ;
L’article 1er B A qui garantissait l’information des assemblées locales a été supprimé ;
Les critères pour l'applicabilité en Guadeloupe et en Martinique des mesures en faveur du développement rural à toutes les communes qui en auraient besoin demeurent insuffisants (articles 1er, 2,3).
L’article 3 ter B a été supprimé. De ce fait, les mesures de sauvegarde proposées pour l'agriculture et la pêche, pouvant favoriser un développement endogène sont caduques. J’ai noté que la pêche ne figure nulle part dans cette loi ;
L'article 16 bis A qui concernait le crédit d'impôt pour l'accompagnement des projets innovants a été supprimé.
Par ailleurs, aucune mesure singulière ne vient, dans cette loi, répondre à la situation de nos jeunes diplômés, demandeurs d’emploi et de nos jeunes chômeurs. Les secteurs entiers de notre économie sont sabrés tuant dans l’œuf les projets innovants…
En conséquence, pour rester en cohérence avec mon objectif qui consiste à toujours choisir l’intérêt supérieur de la Guadeloupe, j’ai voté NON à l’adoption de la LODEOM.
Aussi, j'invite solennellement le Président de la République et son Gouvernement à prendre en compte les particularismes de nos territoires, afin de nous proposer, à l'avenir, un véritable dispositif qui nous corresponde.
10 mai 2009
MICHEL RODRIGUEZ S’EN EST ALLE… LA GUADELOUPE ENTIERE S’EMEUT DE SA DISPARITION
Michel RODRIGUEZ animateur et directeur de télévision a marqué le monde de l’audiovisuel Guadeloupéen à sa manière.
Depuis près d’une vingtaine d’années, Michel a su construire en marge du monde de la communication englué dans une réglementation complexe, un espace d’échange et de dialogue entre les Guadeloupéens pour les Guadeloupéens.
Je salue la mémoire de ce chef d’Entreprise qui n’avait peur de rien et qui n’en faisait qu’à sa tête. Il a eu le mérite d’innover cet espace dédié à la Guadeloupe et aux Guadeloupéens qui a été son œuvre principal.
Très attristée du décès de Monsieur Michel RODRIGUEZ, je présente mes sincères condoléances à toute sa famille et leur assure mon soutien en ces circonstances difficiles.
28 avril 2009
LES ELOGES DE JEANNY MARC AU REGRETTE FELIX REPIR
Chère Célia,
Chers Cédric, Gary, et Jean-Marc,
Chère Roberte,
Chers frères, chers sœurs, chers oncles, chères tantes, cousins, cousines, voisins, voisines de Félix,
Mes chers collègues,
A tous ceux qui pleurent aujourd’hui avec nous un être cher que la mort a ravi brutalement à notre compagnie,
Mesdames, Mesdemoiselles Messieurs,
Il m’est confié la lourde tâche d’honorer la mémoire de notre ami, de notre collègue, de notre frère Félix que nous aimions tous.
C’est vrai que la brutalité de ton décès Félix, nous a tous plongé dans une profonde tristesse.
Ce sentiment d’injustice qui nous étreint depuis l’annonce de ta mort, nous fait prendre la mesure de notre impuissance face à notre destin, et de l’humilité qui doit nous animer.
Oui c’est vrai que même un lion ne peut vaincre le destin et, la mort est inéluctable. C’est le cheminement propre de l’existence.
Félix tu nous manques déjà…tu laisses derrière toi l’image d’un homme d’une très grande discrétion mais aussi d’une disponibilité d’âme et de cœur. Ta manière d’être parmi nous, nous l’a démontré.
Ta générosité est sans conteste, ton cœur bien que fragile, nous l’apprenons, n’était pas trop petit pour accueillir tes enfants et d’autres enfants que tu as considéré comme les tiens. Ce besoin de donner et de partager te caractérisait. Ton légendaire optimisme nous a transcendés, nous a fait rêver et rendre possible « l’impossible ».
Au sein de notre équipe, j’ai toujours considéré que tu avais, l’apanage des grands, car pour toi les paroles devaient être suivies d’actes. C’est comme cela que tu t’es investi dans la construction de notre local… Comment ne plus penser à toi dans ces lieux que tu as bâtis avec tes collègues fort de ton enthousiaste et de tes convictions, lorsque nous nous réunirons à nouveau et sans toi. Toi fidèle soldat, toi le militant engagé de tous les instants depuis 1995 jusqu’à ce dimanche 19 mars 2009.
Homme d’engagement et de parole, tu as démontré aussi que la fidélité avait un sens noble. Jamais tu n’as failli, Ni à tes valeurs morales, ni à tes origines modestes ni à tes convictions, même si tu nous disais souvent : « je ne suis ni de gauche, ni de droite, mais je veux que les choses aillent de l’avant »
Militant de la première heure, je savais pouvoir compter sur ton soutien critique et indéfectible.
Travailleur infatigable tu avais à cœur de mener à terme tous les dossiers que je te confiais en tant qu’élu chargé des travaux. Les écoles, Riflet, Bethsy, Caféière, Ferry , les maisons de quartiers les routes, les caniveaux, le réservoir de 1000 m cube, tu savais représenter ta municipalité aux réunions de chantiers.
Tes connaissances d’artisan, ont été de précieux conseils pour faciliter nos choix lors des commissions d’appels d’offres auxquels tu participais toujours.
Ta simplicité te rendait accessible à tous, tu étais, le père, l’ami et le confident des jeunes et, surtout ceux avec lesquels tu partageais la passion du football. (Bordeaux t’a rendu hommage dimanche en gagnant 1-0 ; et tu verras qui sait sa victoire finale ou sa deuxième place après l’O.M au championnat où tu seras perché dans l’au-delà…)
Peut être le fait que tu aies été l’aînée d’une famille de huit enfants t’a prédisposé à être le grand frère de tous. Ce sens aiguisé des responsabilités, sans doute découle de cette prédisposition à laquelle j’ai fait référence.
Féfé, tu vas nous manquer …
J’imagine la peine de tous ceux que tu as aimés et qui t’aiment… J’ai une pensée particulière pour ton épouse Roberte pour tes frères et sœurs Arsène, Gérald, Eliyannise, Alexandre, Elise, Gélus, Flausette, Eliane et Flauvert la douleur et le chagrin de ta disparition sont très éprouvants pour eux.
Nous ferons de notre mieux, mes collègues et moi pour entourer ta famille et l’accompagner en ces moments ô combien difficiles.
Chers collègues, Mesdames, messieurs, la mort est un rendez-vous inévitable qui attend chacun de nous. Parfois elle survient après une longue agonie, mais aussi elle survient sans qu’on ne l’attende, et sans que l’on soit malade... On ne sait ni le jour, ni l’heure.
Dans tous les cas, elle secoue, elle remue, elle interpelle. Elle nous invite à chaque fois que nous la côtoyons à faire le point sur les choses essentielles de nos vies.
À Roberte, Célia et Cédrick, à ses petits-enfants, aux parents et aux amis qui l'entourent, aux collègues de travail de Félix je présente les condoléances profondément émues et attristées de la Commune de DESHAIES dont tout le personnel et le conseil municipal se joignent à moi pour saluer la mémoire d’un de ses valeureux enfants.
BONNE ROUTE FELIX. Ta pensée restera à jamais gravée dans nos mémoires.
25 avril 2009
ALLOCUTION DE MADAME JEANNY MARC LORS DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE L'ASSOCIATION "ENSEMBLE, BATISSONS DESHAIES"
Mes chers amis,
Aujourd’hui, la blessure que nous a infligée la disparition brutale d’un de nos membres, est encore vive….
Le souvenir de notre ami, son optimisme et son sourire ne nous quitterons jamais. Cette perte est douloureuse pour nous et le restera pendant longtemps encore.
C’est vrai que les choses de la vie ne ménagent aucun d’entre nous, chacun a sa part de bonheur et de malheur. Ce sont autant de luttes que nous devons mener dans notre quotidien tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Ces épreuves que nous rencontrons doivent nous fortifier et nous convaincre de la nécessité de faire toujours pour le mieux ce que nous avons à faire, et ce que pensent les uns et les autres ne doit pas nous émouvoir. Relativiser les événements et aller à l’essentiel devrait un choix de vie pour tous.
Car tout passe, et ne demeurent seulement que ce que nous aurons accompli, ce que nous aurons fait pour les nôtres, pour les générations futures.
C’est tout naturellement que je vous invite donc mes chers amis à toujours donner le meilleur de vous même dans toutes vos entreprises. L’engagement politique est une responsabilité sérieuse car nos décisions engagent l’avenir des nôtres, mais pas seulement, celui des générations futures et de notre Pays de Guadeloupe.
Au sein de « Ensemble Bâtissons Deshaies » (EBD), nous avons toujours planifié notre action politique, et choisi ensemble les grandes décisions qui rythment nos engagements quelles qu’elles soient, avec succès et parfois avec des déceptions.
Depuis les élections cantonales et municipales de 2008, nous avons eu du mal à nous retrouver car nous ne connaissions pas l’échec, Bien que nous ayons arraché notre commune des mains de l’adversité, nous avons mal accepté de perdre le canton. Soit c’est le passé, mais cela nous a ébranlé il faut le reconnaître.
De plus, une certaine opposition nouvelle version… s’est fait jour avec comme moteur essentiel la haine, la destruction, la division.
Programme contre programme, projet contre projet, image contre image, nous sommes nous sommes en effet loin devant. Mais nous pouvons baisser les bras contre ces comportements qui ne grandissent pas notre population.
Nous ne devons donc pas laisser tant d’années d’efforts et d’investissement se gaspiller face à des attitudes qui n’ont pas leur place dans les familles Deshaiesiennes.
EBD doit donc jouer tout son rôle de « lien », de relais avec la population. Relancer le dialogue et construire jour après jour des nouveaux liens avec les Deshaiesiens et les Deshaiesiennes, sur le plan de l’information générale, sur le plan de l’information de l’action communale, sur le plan de l’actualité communale (Budget, augmentation impôts, gestion par compétences région département CCNBT, commune….)
Nos supports de communication sont toujours d’actualité, (programme 2008 -2014). Je dirai même plus ,ils doivent être notre boussole.
Si vous avez besoin de vous faire établir des fiches pour informer sur un thème qui vous préoccupe n’hésitez pas à contacter l’élu responsable du secteur.
L’utilisation du porte à porte et des réunions de quartiers en dehors des périodes électorales doit rester dans nos habitudes. Il nous faut garder le contact avec la population. D’une part pour retisser les liens et d’autre part pour être en posture de proposition au lieu d’être dans l’inconfortable posture de réaction et d’explication suite à aux « skurd » lancés par l’opposition…
Mes chers amis,le début de l’année fut difficile pour tous les Guadeloupéens dans leur grande majorité.
La Guadeloupe a su se montrer digne dans le conflit qui a duré plus de trois mois.
Nous avons tenté d’apporter des éléments d’information à la population quand nous avons vu que la mobilisation était persistante et justifiée….
Les mouvements de grèves qui ont émaillé notre quotidien dès le 20 janvier dernier, ont été révélateurs d’une profonde crise ayant nature à la fois sociale, sociétale, et économique. Certains considèrent d’ailleurs ces évènements comme étant l’expression d’une crise identitaire.
D’une part, c’est autour de la thématique d’un pouvoir d’achat en baisse, et surtout de la « Profitation » que s’est cristallisé le mécontentement des Guadeloupéens vis-à-vis d’une part des pouvoirs publics et d’autre part de la grande distribution. Ainsi ont ressurgi les particularismes historiques, sociologiques et économiques de cet archipel !
Par sa durée et par son intensité, ce conflit atteste de l’émergence d’une conscience collective portée par une société civile qui a marginalisé les acteurs du monde politique, en assimilant certains à de simples spectateurs.
Par ailleurs, le mépris et le silence assourdissant de l’Etat face aux revendications du collectif « Liyannaj kont pwòfitasyon », a contribué en outre à renforcer la cohésion d’une lame « sociétale » de fond qui nous conduit à poser la question du développement économique et sociale de la Guadeloupe en particulier et des départements d’outre mer en général.
La Guadeloupe change, dans ses modalités de dialogue social. Ces modalités qui semblent hermétiques au pouvoir central situé à Paris, les a surpris tant que la mobilisation fut retentissante. L’État a donc décidé de répondre à cette crise, par la mise en place d’« Etats généraux pour l’Outre-mer ».
Je n’ai pas pour habitude, de faire la poule ou l’autruche pour faire celle qui ne veut pas voir.
J’ai décidé de relever le défi que nous lance l’ETAT qui semble vouloir nous confondre, face à notre manque de prise de responsabilité et nos contradictions trop bien connues.
Je veux utiliser tous les moyens mis à notre disposition pour voir émerger une nouvelle Guadeloupe.
Certes, la confusion règne comme en en 2003… il ne s’agit pourtant pas seulement d’une crise identitaire, ni d’un processus enclenché vers une inéluctable indépendance. Les prises de positions et les revirements des élus et de partis sont responsables de cette cacophonie qui plonge l’opinion dans la suspicion et la méfiance….
Chacun veut agir pour tirer à lui la couverture… C’est que ils n’ont toujours rien compris de ce que la Guadeloupe attend de ses élus suite au mouvement du LKP. …
C’est pour cela que Je veux être le témoin et acteur de l’histoire de la Guadeloupe pour les Guadeloupeéns.
Je veux savoir, et en même temps, je veux participer à l’écriture de l’histoire de mon pays ;
Parce que si je leur laisse toute latitude, alors ils écriront Mon histoire à Ma place et ils m’imposeront le point de vue depuis Paris, en me disant on a proposé et vous avez eu peur.
À l’heure de États Généraux, certains élus et responsables guadeloupéens savent qu’ils seront attendus à l’issu de ces états généraux et les cancans ne manqueront pas et ne manquent déjà pas.
Je tiens tout de même à vous rassurer car je garderai et partagerai avec vous, tous les travaux de mon atelier : « l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes ». Je les publierai et, si toutefois il devait sortir d’autres conclusions que celles que je vous aurai communiqué … nous saurons comment les utiliser.
Et encore si par impossible ces États généraux s’avéraient à être en finalité qu’une grande messe, alors j’aurai établi les bases d’une réflexion purement guadeloupéenne, que je tâcherai de traduire « autant que faire se peut » en engagement législatif.
Aussi, mes chers amis, les dates des élections européennes et la répartition des sièges entre les circonscriptions ont été dévoilées dans le cadre d’une communication présentée en Conseil des ministres le 28 janvier par Michèle Alliot-Marie.
Ainsi, pour désigner les élus français appelés à siéger au sein du Parlement européen, les électeurs de Polynésie française, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et des départements des Antilles et de la Guyane sont appelés aux urnes le samedi 6 juin 2009.
Pour le reste du territoire national, les élections se dérouleront le 7 juin.
La répartition des 72 sièges est attribués aux parlementaires français, établie en fonction des recensements de l’Insee, dont 3 parlementaires seront désignés au sein de la circonscription Outre-Mer, qui regroupe Saint-Pierre-et-Miquelon, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna.
"Le décret de convocation des électeurs ainsi que celui fixant le nombre de sièges à pourvoir et le nombre de candidats par circonscription électorale en fonction des derniers chiffres du recensement seront publiés, au plus tard le 1er mai prochain.
Quel candidat allons nous soutenir à EBD , en l’absence de stratégie claire du GUSR ?
J’ai ma petite idée et vous savez tous que je soutiens toujours un homme ou une femme et un programme.
Je poursuis ma réflexion et je reviendrai vers vous très rapidement pour vous faire part de mon choix, mais cependant, je voudrais savoir quelle est votre posture pour cette échéance électorale pour une instance si éloignée mais qui influe tellement sur notre quotidien….
Et pour finir mes chers amis, je vous invite à ouvrir notre cercle au plus grand nombre.
Je souhaiterais voir augmenter le nombre de nos adhérents, mais c’est au président que revient la mission d’impulser la politique de développement de notre association.
Je vous assure pour ma part de vouloir toujours m’investir pour Deshaies en priorité et pour la Gaudeloupe, même si certains préfèreraient me voir baisser les bras.
Mais vous connaissez tous mon refrain : « Je suis une Guadeloupéenne authentique, et une Guadeloupéenne ne baisse jamais les bras… »
Je vous remercie de m’avoir écouté.


